Souvenirs pêle-mêle de cousins
Souvenirs pêle-mêle de cousins
16/04/2026 Christophe Obry
C'est vrai que c'est décevant que la page n'a pas été retenue.
Il faut continuer, cela passera plus tard.
S'il avait vécu un peu plus longtemps, Claude aurait très probablement joué un rôle important dans la fin de la guerre et après, j'en suis convaincu.
Je me rappelle deux choses que disait bonne maman.
La première est que Claude avait été proposé pour être élevé au grade de général. Il a refusé cela car il était extrêmement modeste.
Une deuxième chose me revient : bonne-maman m'a dit que Claude avait raconté avoir été parachuté en début d'année 1944, de l'Angleterre dans le nord de la France pour une mission militaire, probablement liée avec une action dans la résistance, puis exfiltré vers l'Angleterre.
C'est probablement cela en plus de son activité au MMLA qui lui a permis d'être considéré comme résistant officiellement.
Le fait que tu aies trouvé ça Arnaud est un argument en plus pour penser que Claude a réalisé des faits notables pendant ce premier semestre 1944.
Bien sûr, on n'a aucun élément pour pouvoir relater ces deux faits.
Peut-être aura-t-on plus d'informations en continuant à éplucher des documents encore classifiés dans les archives militaires.
Il est aussi dommage que Claude n'ait pas bénéficié d'être promu au grade supérieur, comme cela est fréquent lorsque l'on fait ses adieux aux armes ou que l'on meurt pour la France après un beau parcours. S'il avait été élevé au grade de colonel ou de général après son décès, cela aurait été parfaitement juste, cela aurait donné à bonne-maman une meilleure pension de guerre, et il n'y aurait eu aucun problème pour que la page soit retenue.
30/03/2026 Sylvie Obry
À propos d'André Saint-Léger. Alyette m'avait parlé d'un petit hôtel, près de la gare du Nord. Alyette disait qu'il était charmant et d'une gentillesse sans pareil, il ne pensait qu'à faire plaisir.
10/03/2026 Sylvie Obry
Quelques rectifications :
- En fait Eugène avait les cheveux ondulés comme sa mère ; bonne maman s'amusait à dire qu'un ancêtre avait fauté — c'était sur le ton de la plaisanterie.
- Eugène a épousé Magith Vilgrain ; la famille de tante Magith était l'une des propriétaires des Grands Moulins de Paris ; oncle Eugène y a travaillé, je crois.
- Oncle Eugène et tante Magith ont eu une fille : Sylvie, qui a les cheveux ondulés aussi avec de très beaux yeux bleus ; c'est une femme charmante qui habite Bruxelles.
10/03/2026 Sonia Saint-Léger
Elle s'appelle Sylvie Vieillevigne.
05/03/2026 Jean Côme Descamps
Le château, c'est une autre histoire. Donat Agache l'a vendu avec un parc d'une dizaine d'hectares en 1928 (avant la constitution de la SCI) à M. et Mme Constantinowich — lui dit « l'Amiral », un émigré des pays de l'Est, fantasque et surtout flambeur (propriétaire de Bugatti dont l'une a été récemment vendue aux enchères) ; elle, sa seconde épouse, se faisait appeler « Princesse » alors qu'il s'agissait d'une locale d'origine simple, qui a eu comme amant le fameux architecte Quételard, constructeur de nombreuses villas du Touquet dans les années 1930.
C'est elle, devenue veuve, qui a vendu le château aux Houillères du Nord-Pas-de-Calais en 1946 ; c'est devenu un lieu de colonie de vacances jusqu'en 1993. À cette date, les Houillères ont dû céder tout leur patrimoine minier et autre, et au terme d'une négociation dont je te passe les détails, mes cousins et associés Garin ont pu le racheter, sauf 8 ha du parc préemptés par le Conservatoire du Littoral, sur lesquels j'ai récupéré le droit de chasse. Depuis, l'ensemble immobilier a été divisé entre mes cousins Garin ; 3 ont construit et habitent sur place, le château a été divisé en 2 et une partie est proposée en chambre d'hôtes à la famille ou à d'autres.
05/03/2026 Jean Côme Descamps
Bonjour Arnaud,
J'ai parcouru avec intérêt ton travail de Bénédictin concernant les Saint-Léger. Je peux t'apporter des éléments fiables relatifs à la Dune aux Loups ; je te joins ce qui fait office de titre de propriété du domaine avec la constitution en 1928 de la SCI dont je suis aujourd'hui le gérant.
À sa constitution, les associés étaient les suivants :
- Donat Agache, qui a fait apport en nature de la propriété qu'il avait achetée dix ans plus tôt. Il est mort l'année suivante en 1929 à 47 ans ; c'est son gendre, l'armentiérois Jacques Lambert, qui a pris sa place et qui a ensuite cédé ses parts dans les années 1946–1947.
- Un dénommé Huet (associé d'Agache), qui a rapidement cédé ses parts.
- Mon grand-oncle René Descamps, qui a vendu dans les années 1950.
- Ton grand-père Claude Saint-Léger, dont ta grand-mère a hérité des parts.
- Mon grand-père Max Descamps.
Au début des années 1950, il ne reste que Max Descamps et « la tante Annie », ta grand-mère.
Mon grand-père décède en 1953 (à l'âge de 56 ans) après s'être littéralement décarcassé pour trouver une solution de partage du domaine entre nos deux familles, ce qui se solde par une diminution du capital de la SCI qui n'a été validée qu'en 1965. Nous avons gardé la maison en contrepartie de la possibilité pour ta grand-mère de lotir de petites maisons le long de la rue des Floralies.
J'ai pu récupérer depuis quelques années le droit de chasse sur les trois quarts de la partie Saint-Léger, reconstituant un tant soit peu « l'ancienne Dune aux Loups » : la moitié appartient au Conservatoire du Littoral et un quart appartient aux enfants de Guy Lorthiois, avec qui j'ai pris accord.
J'ai tous les documents retraçant cet historique ainsi que tous les livres de chasse depuis 1918, avec notamment les chasses à tour de rôle entre les différents associés : les chasses Saint-Léger, très roubaisiennes ; les chasses Lambert, armentiéroises ; et les chasses Descamps, plutôt lilloises — avec à chaque fois les dates, les invités et le tableau de chasse.
Ta tante Villeneuve m'avait montré un album de photos amusantes datant du temps où vous occupiez la maison, ainsi que le treuillage de la hutte du Cabriolet par des chevaux ou des mules ; probablement que cet album est chez Josselin.
Je n'ai pas d'info sur la famille Longhaye ; pour moi, Descamps-Longhaye, c'est mon arrière-arrière-grand-père. En revanche, tu peux peut-être te rapprocher de descendants de Luco Descamps (ancien dirigeant de DLM — Descamps Longhaye Mas — qui se sont diversifiés dans la location de véhicules) ; je connais son petit-fils Jérôme. Le père de Luco, Emmanuel Descamps, a succédé à Donat Agache comme président d'Agache jusqu'à sa mort en 1954, et Luco fut le dernier président « familial » avant l'OPA des frères Williot en 1967.
Nos familles se croisent donc à travers les Établissements Agache et la Dune aux Loups.
À ta disposition pour évoquer tout cela, et preneur de tous documents ou informations fiables sur la Dune aux Loups.
Amitiés, JC
21/12/2025 Chantal Saint-Léger
Je me souviens de Marguerite ; elle habitait rue Nationale. Mon père est mort quand j'avais 4 ans. Elle n'avait plus sa tête, elle se sauvait dans la rue en combinaison.
- Philippe était un peu farfelu. Il peignait.
- François a encore la maison à côté du Touquet, une maison très belle. François est à Paris, dans la finance. Sa femme est charmante, de la grande noblesse ; elle est encore vivante. Aujourd'hui, c'est mon seul cousin.
- Son frère a été tué au Mans, il était un peu tête en l'air.
- Aline vit toujours au Touquet.
- L'autre sœur est morte.
Il faudrait contacter les Labedouillère. Annie, sœur de Philippe, s'est mariée avec Gilbert Durand. 3 enfants : Christiane, Étienne de la Bédoyère (Gilles, Joëlle) et Derosnet. Demander à Sophie, Gilles de la Bédoyère. Annie avait une espèce de château avec des bois ; les enfants ont construit autour.
Je n'ai jamais connu André. Il a claqué toute la fortune. Claude, lui, avait refait la fortune. André est peut-être enterré à la Madeleine — voir la photo.
J'ai habité rue Nationale. Bonne maman habitait au 228 rue Nationale ; elle l'a vendu pour faire construire un immeuble. Bonne maman n'était pas très honnête : elle a voulu faire fermer un soupirail, d'où un procès et donc des délais pour construire.
26/11/2024 Christophe Obry
On a créé il y a quelques années un département aux Invalides à Paris pour célébrer la mémoire des « Français Libres ». Allez voir ce musée, c'est très beau !
Les Français Libres sont 1306 officiellement reconnus. Le général de Gaulle a créé cet ordre des FFL, il a nommé lui-même chaque membre, puis a fermé définitivement la porte le 31 décembre 1946.
Claude a rejoint de Gaulle en Angleterre et a débarqué le 17/6/44 en Normandie avec la 8e Division Blindée Britannique. Il a eu alors un rôle important dans la MMLA (Mission Militaire de Liaison Administrative), créée par de Gaulle officiellement pour s'occuper des populations civiles françaises en souffrance du fait des opérations militaires, mais en fait, de façon plus secrète, pour rassembler et unifier les groupes de résistance en France. Fin août 1944, il a rejoint la préfecture de la Somme à Amiens.
Il est décédé trop tôt, à la mi-décembre 1944.
Il aurait dû bien sûr être reconnu comme un Français Libre à part entière. Mais le général a oublié quelques héros comme lui fin 1946. J'en suis bien désolé !