Les jardins ouvriers dans le Nord de la France
Les jardins ouvriers dans le Nord de la France
Une exposition va permettre de mesurer l'effort des industriels et de leurs collaborateurs
La Journée industrielle, 18 septembre 1929, p. 1 (De notre agence du Nord)Lille, 17 septembre.
De toutes les œuvres sociales auxquelles les industriels du Nord s'intéressent et qui, de ce fait, font toutes preuve d'une remarquable vitalité, il en est une : celle des jardins ouvriers, qui s'est développée assez pour qu'un organisme nouveau soit utile. Une fédération s'est créée. Harmonisant les efforts, coordonnant l'action des groupements, cette fédération a voulu surtout, par des conférences, par le film, créer un mouvement en faveur des jardins ouvriers. Elle a pleinement réussi.
Grâce à l'activité de M. Robert Thiricz qui, hier encore, attirait l'attention des pouvoirs publics sur la nécessité de fournir à l'ouvrier la possession du terrain cultivé ; grâce au concours empressé de MM. Claude Saint-Léger, Dewavrin, Dufour, Dorchies, Lebas, Carrette, en un mot de toute l'industrie, la fédération est aujourd'hui en plein épanouissement. Fondée le 1er août 1927, avec 27 sociétés et 6.124 jardins, la fédération atteignait, fin décembre 1928, 45 sociétés et 21.000 jardins pour arriver actuellement à 53 sociétés et 31.000 jardins.
Elle laisse à chaque société son autonomie, lui permettant de se développer suivant les aspirations et les coutumes de chacune d'elles ou suivant les idées particulières de ses dirigeants. Mais elle leur procure à tous ses adhérents des avantages d'achats en commun de semences et d'engrais : 3.500 collections de semences en 1929 ; 55 tonnes d'engrais pour la même année.
En évaluant le produit moyen d'un jardin ouvrier à 1.200 francs par an, les 31.000 jardins de la fédération représentent un revenu de 37 millions.
Sources :La Journée industrielle, 18 septembre 1929, p. 1 — RetroNews (BnF)