Reconnaissance de la qualité de combattant volontaire
Reconnaissance de la qualité de combattant volontaire
1930-09-19 Reconnaissance de la qualite de combattant volontaire
Pour situer ce document
Ce courrier officiel, daté du 19 septembre 1930, émane du Centre Mobilisateur d'Infanterie N° 12, à Lille, rattaché à la 1re Région et au IIe Groupe de Subdivisions. Il répond à une demande adressée par Claude Saint-Léger (1897-1944) et reconnaît qu'il remplit les conditions pour être considéré comme combattant volontaire, au titre de l'instruction du 27 juin 1930. Le document est adressé à Claude au 228, rue Nationale, à Lille, adresse qui reste à confirmer comme domicile ou simple adresse de correspondance. Il s'inscrit dans le prolongement administratif de son engagement volontaire d'octobre 1915, quinze ans plus tôt, et de son statut dans l'armée de réserve durant l'entre-deux-guerres.
Le contexte
La loi du 19 décembre 1926 crée la carte du combattant pour les anciens combattants de la Première Guerre mondiale, et la loi du 28 juin 1930 institue la croix du combattant qui l'accompagne. Quelques semaines plus tôt, la loi du 6 avril 1930 avait créé une catégorie distincte, celle de « combattant volontaire », réservée à ceux qui s'étaient portés volontaires pour servir au front dans une unité combattante, par opposition aux mobilisés par appel de classe. C'est cette loi que met en œuvre l'instruction du 27 juin 1930 citée dans ce courrier.
La reconnaissance de la qualité ne vaut pas décoration. La croix du combattant volontaire 1914-1918, marque distinctive de ce statut, n'est créée que cinq ans plus tard par la loi du 4 juillet 1935, ses conditions d'attribution étant fixées par le décret du 28 novembre 1935 et l'attribution prononcée par une commission qui délivrait un diplôme. Aucune pièce du fonds n'atteste à ce jour que Claude Saint-Léger ait reçu cette croix.
Claude Saint-Léger, engagé volontairement en octobre 1915 après son évasion de Lille occupée, entre dans le champ de cette instruction. Le Centre Mobilisateur d'Infanterie N° 12, à Lille, administre les dossiers de personnel des réservistes de la 1re Région pour le IIe Groupe de Subdivisions ; c'est à ce titre qu'il traite la demande de Claude et lui répond quatorze ans après la fin de la guerre. La démarche illustre la persistance, dans l'entre-deux-guerres, de démarches administratives individuelles destinées à faire valoir des droits ou des statuts liés au service militaire, bien après les faits eux-mêmes.
Le Lieutenant-Colonel commandant le Centre Mobilisateur d'Infanterie N° 12 (1re Région, IIe Groupe de Subdivisions), à Claude Saint-Léger, 228 rue Nationale, Lille. N° 3918 P.
Lille, le 19 septembre 1930
[En-tête imprimé :] 1re Région — IIe Groupe de Subdivisions — Centre principal de Mobilisation d'Infanterie N° 12 — N° 3918 P.
Le Lieutenant-Colonel [nom illisible], Commandant le Centre Mobilisateur d'Infanterie N° 12,
à M. St Léger Claude, à 228, rue Nationale, Lille.
Comme suite à votre demande, et après examen des pièces contenues dans votre dossier du personnel, j'ai l'honneur de vous aviser qu'il a été reconnu que vous remplissiez les conditions pour être « combattant volontaire », Titre 8 (?) du paragraphe I de l'instruction du 27 juin 1930.
[Signature manuscrite : « Fournier » ?]
[Cachet rond : « Centre Mobilisateur d'Infanterie N° 12 — Le Commandant ».]
Sources
- Courrier du Centre Mobilisateur d'Infanterie N° 12 à Claude Saint-Léger, 19 septembre 1930, N° 3918 P. (fonds familial, cote à préciser).