1944-02-18 Permission pour visiter Albert foundry

1944-02-18 Permission pour visiter Albert foundry

1944-02-18 Permission pour visiter Albert foundry

Forces Françaises Libres. / Free French Forces. — PERMISSION / LEAVE - PASS

No.

Corps et Unité / Corps and Unit : Mission Militaire de Liaison Administrative

Grade, Nom, Prénoms du Bénéficiaire / Issued to : Lieutenant Saint-Léger Claude

Nom et adresse complets de la personne chez qui se rend le permissionnaire / To go to : Centre d'Accueil Pembroke Lodge
Londres
has permission to travel to NORTHERN IRELAND to visit Mackies Foundry BELFAST

[Tampon : MISSION MILITAIRE DE LIAISON ADMINISTRATIVE - 3 ME BUREAU]

Durée / Valid for a period of : 15 Jours / Days

Le bénéficiaire devra rejoindre son unité avant le / The bearer is to be back at his unit before : 27 février 1944 Je dis 4 Mars 1944 à 24h heure / o'clock

Transport par / Travel by : à titre gratuit (permissions trimestrielles) / with a free warrant (quarterly)

EN CAS D'HOSTILITE TERRESTRE EN GRANDE BRETAGNE, le bénéficiaire devra rejoindre immédiatement son unité.

IN THE EVENT OF LAND WARFARE DEVELOPING IN THE UNITED KINGDOM, the bearer of this leave permit must at once report to his Unit.

Fait à / Issued at : Londres le 18-2-44 194__

Signature : ___

Grade et Nom de l'officier signataire / Rank and Name of Issuing Officer : [Tampon : MISSION MILITAIRE DE LIAISON ADMINISTRATIVE - Le Directeur du Personnel]

OBSERVATIONS.
Gare de départ : ____________________ Heure

DECOMPTE.
£ s. d.


FORCES FRANCAISES LIBRES. / Free French Forces. — PERMISSION / Leave-Pass.

No.

Corps et Unité / Corps and Unit : Mission Militaire de Liaison Administrative.

Grade, Nom, Prénoms du Bénéficiaire / Issued to : Lieutenant Saint-Léger Claude.

Nom et adresse complets de la personne chez qui se rend le permissionnaire / To go to :
Centre d'Accueil Pembroke Lodge
Londres.
Has permission to travel to northern IRELAND to visit Mackies Foundry BELFAST.

Durée / Valid for a period of : 15 jours/days.

Le bénéficiaire devra rejoindre son unité avant le / The bearer is to be back at his unit before : Je dis 4 mars 1944 at à 24 heures / o'clock

Transport par / Travel by : à titre gratuit (permissions trimestrielles) / with a free warrant (quaterly).

EN CAS D'HOSTILITE TERRESTRE EN GRANDE BRETAGNE, le bénéficiaire devra rejoindre immédiatement son unité.

IN THE EVENT OF LAND WARFARE DEVELOPING IN THE UNITED KINGDOM, the bearer of this leave permit must at once report to his Unit.

Fait à / Issued at : Londres le18-2-44

Signature : .........................

Grade et nom de l'officier signataire / Rank and Name of Issuing Officer : Le Directeur du Personnel de la Mission Militaire de Liaison Administrative.

[Tampon de certification : SURETE NATIONALE - REPUBLIQUE FRANCAISE - LILLE - Certifiée conforme le Commissaire de Police - Copie conforme]

OBSERVATIONS
Gare de départ : .................... Heure

DECOMPTE
........................L S. S.


GOVERNMENT OF NORTHERN IRELAND.

AGENT IN GREAT BRITAIN,
21 COCKSPUR STREET,
LONDON, S.W.1.

Telegrams : “Norcom, Lesquare, London.”
Cablegrams : “Norcom, London.”
Telephones : Abbey, 4061-3.

Any communication regarding this matter should be addressed to THE SECRETARY, quoting—
Ref. No. ___

24th February, 1944

Dear Saint Leger,

I understand you are waiting to hear from us as to whether you could acquire an immediate permit to go to Belfast. We have made diligent enquiries and have pressed the matter but it is impossible to vary the rule. The War Office must have 14 days in which to investigate each case before a permit is granted. We are therefore not pressing on with the application at the present juncture in view of the fact that your leave expires so soon and if we were to obtain a permit in 14 days' time you would not be able to take advantage of it.

The only plan to pursue in connection with your visit to Belfast is to give us, say, three weeks time to secure the permit and then arrange for your leave at a date that would enable you to take advantage of it.

I was speaking to Mr. Jack Mackie on the phone this morning and he has asked me to do myself the honour of making your acquaintance and I should like to meet you. Unfortunately I must go to my own factory tomorrow for lunch but will probably be at the above address from 10 a.m. to 12.30 a.m. If you can either call or telephone at that hour I would very much appreciate it.

Sincerely yours,

___
ERNEST H. COOPER
DIRECTOR OF INFORMATION SERVICES

Lt. Claude Saint Leger,
c/o Mrs. Vane,
6, Chesswell Gdns, Kensington.


GOUVERNEMENT D'IRLANDE DU NORD.

REPRÉSENTANT EN GRANDE-BRETAGNE,
21 COCKSPUR STREET,
LONDRES, S.W.1.

Télégrammes : « Norcom, Lesquare, London. »
Câblogrammes : « Norcom, London. »
Téléphones : Abbey, 4061-3.

Toute communication concernant cette affaire doit être adressée au SECRÉTAIRE, en rappelant la
Réf. N° ___

24 février 1944

Cher Saint Leger,

J'ai bien compris que vous attendiez de nos nouvelles pour savoir si vous pouviez obtenir une autorisation immédiate pour vous rendre à Belfast. Nous avons fait des démarches approfondies et avons insisté sur le sujet, mais il est impossible de déroger à la règle. Le Ministère de la Guerre (War Office) doit disposer de 14 jours pour examiner chaque dossier avant d'accorder une autorisation. Par conséquent, nous ne poursuivons pas la demande pour le moment, compte tenu du fait que votre congé expire très prochainement et que si nous obtenions une autorisation dans un délai de 14 jours, vous ne seriez pas en mesure d'en profiter.

La seule stratégie à adopter concernant votre visite à Belfast est de nous laisser, disons, un délai de trois semaines pour obtenir l'autorisation, puis de planifier votre congé à une date qui vous permettrait d'en profiter.

Je me suis entretenu au téléphone ce matin avec M. Jack Mackie, qui m'a demandé de me faire l'honneur de faire votre connaissance, et j'aimerais vous rencontrer. Malheureusement, je dois me rendre à ma propre usine demain pour le déjeuner, mais je serai probablement à l'adresse ci-dessus de 10 h 00 à 12 h 30. Si vous pouviez passer ou m'appeler à cette heure-là, je vous en serais très reconnaissant.

Sincèrement vôtre,

___
ERNEST H. COOPER
DIRECTEUR DES SERVICES D'INFORMATION

Lt. Claude Saint Leger,
a/s de Mme Vane,
6, Chesswell Gdns, Kensington.


ALBERT FOUNDRY
BELFAST

le 4 Mars 1944.

Mon cher Claude,

Mes remerciments pour ta lettre du 28 Février adressée à Jim qui est encore dans une clinique ; il se porte considérablement mieux et pense pouvoir rentrer chez lui aujourd'hui. Je ne pense pas que nous le verrons entièrement remis et a son travail avant quelques semaines.

Il avait une mauvaise dose de "fibrositis", qui est, on me dit, une bactérie qui attaques les nerfs musculaires, particulièrement aux articulations, causant des enflures et rendant tout mouvement très douloureux. Jim a reçu diverses formes de traitement, mais je pense que les dernières injections et le repos au lit lui ont fait le plus de bien.

J'apprends de Monsieur Ernest Cooper qu'il a écrit au Commandant de Boislambert à la Mission Militaire Française concernant la possibilite de t'accorder une permission avec assez de préavi pour te permettre de venir à Belfast, et Monsieur Cooper t'a envoye une copie de la reponse reçu du Commandant Clemencon, indiquant qu'une permission te sera accordée des que possible et que tu en sera informé à l'avance pour te permettre d'obtenir le permit de voyage pour le Nord d'Irlande.

Nous avons tous hâte de te revoir après si longtemps, et d'après ta lettre tu devrais finir ton cours fin avril, de sorte que nous devrions avoir l'occasion de te voir ici environ vers le milieu du mois de mai.

J'envoie ta lettre à Jim qui t'écrira certainement.

Bien cordialement à toi

___

Lt. Claude St. Leger,
c/o. Mrs. Vane,
6 Cresswell Gardens,
Kensington,
L o n d o n .


ALBERT FOUNDRY
BELFAST

le 17 Mars, 1944.

Mon cher Claude,

Sir Ernest Cooper m'a envoye une copie de la lettre qu'il t'a adressée le 14 Mars, t'avisant que dans les circonstances actuelles des permits pour se rendre dans le Nord d'Irlande ne peuvent pas être accordés. C'est une position tres regrettable, mais nous ne voyons pas de solution pour le moment.

Par hasard, un de nos Directeurs, John T. Gailey - tu le connait sans doute - sera au Savoy Hotel, Londres les 28 et 29 Mars et probablement jusqu'a 15 heures le 30 Mars, date a laquelle il retournera a Belfast. Si tu pouvais te trouver à Londres tu pourrais lui faire savoir pour qu'il fixe un rendez-vous avec toi.

Entretemps, je te présente mes très sincères amitiés.

Ton

___

(Jack P. Mackie)

Jim est meilleur mais pas "au Foundry"

Lt. Claude St. Leger,
C/o Mrs. Vane,
6, Cresswell Gardens,
Kensington,
LONDON.


ALBERT FOUNDRY
BELFAST

le 9 Mai, 1944.

Lieut. Claude St. Leger,
Southlands,
Parkside,
Wimbledon,
LONDON. S.W. 19.

Mon cher Claude,

J'ai bien reçu ta lettre du 29 avril adresseé à Jim qui se trouve maintenant en convalescence à Rostrevor, environ 50 miles de Belfast. Je suis heureux de dire que sa santé est beaucoup améliorée mais il faudra encore quelque temps avant qu'il puisse revenir au travail.

Il m'a chargé de te dire que c'est peu probable qu'il puisse venir à Londres au cours de ce mois, mais s'il trouve que ça peut se faire il t'ecrira ou te télégraphira avant, pour arranger un rendez-vous à Wimbledon ou à Londres comme proposé.

Je suis heureux d'apprendre que tu vas bien et j'espère avoir l'occasion de te voir dans un temps pas trop éloigné.

Amities sincères de tous.

et bien à toi

___


ALBERT FOUNDRY
BELFAST

17th Mai, 1944.

Lieutenant Claude St. Leger,
Southlands,
Parkside,
Wimbledon,
LONDON. S.W. 19.

Mon cher Claude,

Comme Lavens t'a informé, je ne me pouvais venir en Angleterre, et avec les restrictions actuelles, il semble peu probable que je puisse entreprendre le voyage, même si je me portais assez bien pour voyager.

Dans mon courrier de ce matin j'ai reçu une lettre adressée à toi aux soins de moi-même et je me demande maintenant si je dois en conclure que tu vas venir ici. Lors de mon sejour de vacances il ya quelques jours, j'ai rencontré un de tes compatriotes qui est attaché à l'Armée Americaine dans une capacité similaire à la tienne et si tu pouvais être attaché à une unité ici ça serait idéal.

L'Officier en question vient d'Alsace et il m'a dit qu'un de ses amis travaillant ici était Dolfus Migg. N'est-ce pas les gens dans l'industrie de la soie qui étaient en rapport avec Agache et Kuhlman avant la guerre ?

Mon cher Claude,

bien à toi

___