Carte d'identité d'officier de Claude Saint-Léger, Londres, 31 mars 1944

Carte d'identité d'officier de Claude Saint-Léger, Londres, 31 mars 1944

1944-03-31 Carte didentite a Londres

Pour situer cette pièce

Cette carte d'identité d'officier n° 187 est délivrée à Claude Saint-Léger (1897-1944) à Londres, le 31 mars 1944, par la Mission Militaire de Liaison Administrative (MMLA), le service chargé de préparer les relations entre les forces françaises et les armées alliées. Le document donne son grade de lieutenant, son adresse officielle au 1, Carlton Gardens, siège de la France Combattante, sa photographie et sa signature. Il est authentifié par le timbre sec de la Mission et par la signature, de lecture incertaine, du chef d'escadrons qui la commande alors. Cette pièce précède de quelques semaines son départ pour la Normandie.

Le contexte

La Mission Militaire de Liaison Administrative se constitue à partir de 1943 pour préparer, en accord avec les Alliés, l'administration des régions françaises appelées à être libérées. Le général de Gaulle en confie l'organisation et le commandement à Claude Hettier de Boislambert, l'un des tout premiers Français libres, qui la dirige depuis Londres. C'est vraisemblablement lui qui appose sa signature sous le timbre sec de la Mission au bas de cette carte, bien que la lecture en reste incertaine. L'autorité qui autorise la délivrance de la carte, désignée sur la pièce comme le Général Délégué auprès du Haut-Commandement Interallié, correspond à la fonction que le général Koenig occupe à partir de mars 1944, comme délégué du Gouvernement provisoire auprès du général Eisenhower et commandant supérieur des forces françaises en Grande-Bretagne, mais son nom ne figure pas sur le document. L'adresse portée sur la carte, le 1, Carlton Gardens, est celle du siège londonien de la France Combattante depuis 1940, où logent l'état-major et plusieurs services administratifs français. Comme la plupart des cartes militaires de l'époque, celle-ci porte un groupe sanguin, ici A, précaution destinée aux services de santé en cas de blessure. Le formulaire, avec sa mise en garde selon laquelle la carte ne vaut pas titre de circulation et doit être complétée par un ordre de mission, reprend le modèle réglementaire commun aux officiers français en activité de service.


Carte d'identité d'officier n° 187

Mission Militaire de Liaison Administrative. Recto et verso. Londres, 31 mars 1944. Archives familiales Saint-Léger.

Recto

Nom : SAINT-LÉGER
Prénoms : Claude, Adolphe
Grade : Lieutenant

Fait à : Londres
Le : 31 mars 1944

Désignation de l'autorité qui autorise la délivrance de la carte : Le Général Délégué auprès du Haut-Commandement Interallié.

Signature de l'Officier ou fonctionnaire qui la délivre : « Le Chef d'Escadrons, Commandant la Mission Militaire de Liaison Administrative ». (timbre sec, cachet rond « Mission Militaire de Liaison Administrative ») (signature, lecture incertaine : H. de Boislambert ?)

N° 187 (photographie du titulaire en uniforme)

Signature du titulaire : (signature de Claude Saint-Léger)

Adresse officielle du titulaire : 1, Carlton Gardens, S.W.1

Groupe Sanguin (Blood Group) : « A »

Verso — couverture imprimée

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE. CARTE D'IDENTITÉ d'OFFICIER. En Activité de Service. MISSION MILITAIRE de LIAISON ADMINISTRATIVE. N° 187.

Verso — conditions imprimées

Conditions de validité et d'emploi

  1. La présente carte n'est pas valable comme titre de circulation.
  2. Tout déplacement doit être justifié par une carte de circulation ou un ordre de mission, ou un titre de permission. Ces pièces devront indiquer en référence le numéro de la présente carte d'identité.
  3. En cas de perte de cette carte le titulaire devra immédiatement en aviser son chef hiérarchique.
  4. La carte n'a de validité que si elle est frappée du timbre sec de l'autorité qui l'a délivrée.
  5. Sous peine de nullité, la carte ne peut être raturée, surchargée ou altérée d'une façon quelconque.
  6. Toute carte trouvée en d'autres mains que celles de l'ayant droit est retirée et annulée sans préjudice des poursuites judiciaires à exercer tant contre le porteur que contre le titulaire s'il y a lieu.

Sources