Amédée Charles PROUVOST — Né le 13/04/1853 à Roubaix — Décédé le 09/01/1927 à Roubaix

Amédée Charles PROUVOST
Né le 13/04/1853 à Roubaix
Décédé le 09/01/1927 à Roubaix

Résumé

Amédée Charles Prouvost naît le 13 avril 1853 à Roubaix, fils d'Amédée Prouvost (1820–1885), fondateur du Peignage Amédée Prouvost, et petit-fils d'Henri Prouvost, maire adjoint de Roubaix. Il hérite ainsi d'une double tradition familiale — industrielle et civique — et consacre sa vie entière au développement de l'entreprise lainière fondée par son père.

Réformé du service militaire pour cause de blessure, il prend la direction du peignage et l'étend considérablement. Pendant quarante-cinq ans, il développe à l'étranger le renom de l'industrie lainière de Roubaix-Tourcoing et donne une extension notable à l'exportation des peignes français, allant jusqu'à créer en Tchécoslovaquie une filature de laine peignée importante. Il assume la présidence du conseil d'administration de la société anonyme de peignage à Roubaix, de la Lainière de Roubaix — fondée en 1911, qui deviendra la plus grande filature d'Europe — et des filatures de Neugedein. Il est également vice-président de la Société industrielle de Roubaix de 1899 à 1920, président du Syndicat des peigneurs de Roubaix-Tourcoing de 1899 à 1920, administrateur de la Banque de France, et membre du comité consultatif de l'Exposition internationale du Nord de la France.

Lorsque la guerre éclate en 1914, il est déporté comme otage et emprisonné six mois par les Allemands. Resté seul administrateur du peignage pendant toute la durée de l'occupation, il s'emploie à protéger ses ouvriers et parvient à empêcher l'enlèvement de nombreuses femmes et jeunes filles menacées par l'occupant. Il reçoit pour cela la médaille des victimes de l'invasion. Dès l'armistice, il s'attelle à la remise en état de ses établissements gravement endommagés.

Il est nommé chevalier de la Légion d'honneur le 5 novembre 1923. Par ailleurs commandeur de l'ordre du Saint-Sépulcre et chevalier de l'ordre de Saint-Grégoire-le-Grand, il incarne la figure du grand industriel catholique du Nord, alliant engagement économique et responsabilité sociale. Il décède en 1927.

Par sa sœur Joséphine Prouvost, épouse de Charles Henri Droulers, il est lié aux dynasties Droulers et Wattinne-Bossut, et entre ainsi dans la lignée directe de notre famille.

Sources :

Photo de PROUVOST_Amedee_1853

Arbre généalogique

 
 
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