Marguerite Julie DELEMER — Née le 13/03/1876 à Chauny — Décédée le 28/10/1953 à Melle les Gand
Marguerite Julie DELEMER
Née le 13/03/1876 à Chauny
Décédée le 28/10/1953 à Melle les Gand
Résumé
Marguerite Julie Delemer est née à Chauny, dans l'Aisne, ville où son grand-père Aimé Ternynck avait établi une sucrerie en 1854. Sa naissance dans cette ville témoigne des activités diversifiées de la famille Ternynck entre le textile roubaisien et l'industrie sucrière picarde. Fille d'Adolphe Delemer et de Lucie Ternynck, elle perd son père à l'âge de sept ans en 1883, ce qui lui vaut une enfance marquée par la disparition précoce du chef de famille. Sa mère Lucie Ternynck décède à son tour en 1900, alors que Marguerite n'a que 24 ans. Elle épouse André Georges Saint-Léger, né à Tournai en 1870, qui siège au conseil d'administration des Établissements Agache. Par ce mariage, elle unit sa lignée Delemer-Ternynck à la famille Saint-Léger et, par extension, au réseau Agache. Elle décède en 1953 à Melle-les-Gand, en Belgique, à l'âge de 77 ans, survivant six ans à son mari André décédé en 1947. De leur union est né notamment Claude Saint-Léger (1897-1944), administrateur des Établissements Agache, qui épousera Agnès Wattinne, réunissant ainsi plusieurs grandes dynasties du textile nordiste.
Sources : données familiales ; contexte familial Ternynck (encyclopedie.picardie.fr)
- Elle n’allait jamais en classe, et resta avec sa mère et des grands-mères au Château de Rouge près de Chauny.
- Elle lisait beaucoup, retenant tout et était très cultivée.
- Elle s’occupe de fonder l’Institut Pasteur de Lille et était très amie avec le Dr Calmette et Guérin
- Pendant la guerre 14-18, elle aidait les jeunes à s’évader, elle faisait passer des lettres et des renseignements sur l’emplacement des canons et les mouvements de troupes.
- Durant la Première Guerre mondiale, le château de Momuy (propriété Delemer) joue un rôle humanitaire remarquable : pendant presque deux ans, il accueille des personnes de la maison de retraite des Établissements Agache, évacuées de Pérenchies — les usines Agache se trouvant à moins de trois kilomètres du fronts
- Elle fut arrêtée et emmenée prisonnière à Holzminden en Allemagne
- En 1918, elle s’occupa de la reconstruction des cités ouvrières des Établissements Agache… Il y a encore une cité ouvrière à Pérenchies qui s'appelle « cité Marguerite SAINT-LEGER ».
Sources : Agnès Wattinne, "Si Pérenchies m'était contée"
Arbre généalogique
04/02/1844 — 06/09/1899
Amélie LONGHAYE
04/07/1850 — 06/05/1936