Mercredi 8 Novembre 1944.
Mon cher Daniel Lienart
Comme suite aux différentes conversations que j’ai eu avec Monsieur Emmanuel Agache Descamps et avec vous, et du fait
d’une part pour régulariser mes comptes
d’autre part parce que je reste dans l’armée
veuillez prendre note des différents virements et instructions suivantes :
1° les 150.000 frs que j’ai prélevé en Algérie doivent être reversés aux Ets Agache par le débit de mon compte.
(la question intérêt sera réglée dès que nous aurons les comptes de la Société Générale)
2° les allocations familiales que j’ai perçues à Lille du 15 Février au 30 Juin 1943 seront remboursées à la caisse d’allocation, puis que je les ai perçues également comme chargé de mission du Gouvernement de l’Algérie et secrétaire général du C. d’organisation du Textile.
3° Et partir du 11 Novembre 1943 (NDLR : lecture « Et partir », sans doute pour « À partir ») toutes les allocations familiales que j’ai perçues à Lille seront remboursées (car j’ai été officiellement incorporé à cette date)
4° Même opération de remboursement pour la fixe mensuel perçu en Algérie aussi aux Ets Agache : c à d :
8.500 frs p. mois : du 15 Février 1943 au 30 Juin 1943.
mon solde de lieutenant : du 11 Novembre 1943 au 31 Décembre 1943.
5° pour le fixe perçu à partir du 1er Janvier 1944, jusqu’au 30 Septembre 1944, il me sera déduit de la part qui me sera attribuée en fin d’année à valoir pour la période 1er Janvier 1944 à 30 Septembre 1944. (soit 3/4 de la part annuelle)
Ceci afin de m’éviter de payer un impôt-cédulaire sur des sommes que je n’ai pas perçues.
(Je n’aurai plus aucune fixe, ni part de gérance, jusqu’à ma démobilisation ; ceci sur ma demande à dater du 30 Septembre 1944).
Vous serez très aimable de m’avoir tenir au courant (NDLR : tournure du manuscrit, pour « de bien vouloir me tenir au courant ») de ces différentes opérations au fur et à mesure de leur exécution.
Croyez, mon cher Daniel, à ma vieille amitié.
Claude Saint Léger.